Révéler le potentiel d’un lieu ordinaire pour en faire un paysage du quotidien.
Nous avons transformé un ancien terrain de football sous-utilisé en un paysage vivant, ouvert et partagé. En repensant son échelle et son implantation, le projet libère de nouveaux espaces d’usages et redonne toute sa place au vivant. La plaine devient un lieu du quotidien, capable d’accueillir toutes les générations, entre pratiques sportives, jeux, détente et découverte.
Ce changement d’échelle a été déterminant : il a permis de passer d’un espace monofonctionnel à un véritable système d’espaces complémentaires. Le site n’est plus seulement traversé ou ponctuellement occupé, il est aujourd’hui pratiqué en continu, à différentes heures de la journée et par une diversité d’usagers.
Une composition claire pour faire cohabiter intensités, usages et paysages.
Le projet s’organise autour d’une composition simple et lisible. Le terrain de football est repositionné au nord, libérant au sud une grande bande active où se déploient les différents espaces ludiques et sportifs. Cette organisation permet de hiérarchiser les usages, de structurer les circulations et d’éloigner les activités les plus dynamiques des habitations.
Au cœur du site, un kiosque marque la centralité et fédère les parcours. Autour de lui, les espaces s’enchaînent en séquences, reliés par un réseau de cheminements qui accompagne les flux tout en proposant des ambiances variées, du plus actif au plus apaisé.
Cette composition permet également de rendre le site immédiatement lisible. Chaque espace trouve naturellement sa place, tout en restant connecté aux autres. Le projet fonctionne comme un ensemble cohérent, où l’on passe facilement d’un usage à un autre, sans rupture.
Offrir un espace dédié sans l’isoler, et intégrer sans banaliser.
Le skatepark a été repositionné en lisière du site afin de limiter les nuisances pour le voisinage et d’offrir aux usagers un espace dédié de qualité. Encadré par des écrans végétaux, il s’inscrit dans le paysage tout en affirmant son identité.
Conçu en béton coulé sur place et enrichi par le réemploi de modules existants, il propose une pratique fluide et évolutive. Pensé comme un véritable lieu de vie, il accueille une communauté d’usagers tout en restant connecté aux autres espaces de la plaine.
Ce positionnement permet de trouver un équilibre entre intensité et intégration. Le skatepark bénéficie d’un espace généreux, adapté aux pratiques, tout en participant à la dynamique globale du site. Il devient un pôle attractif, sans générer de conflits d’usages.
Faire du sol un moteur de projet, au service du paysage et du vivant.
Le projet s’appuie sur un travail fin du sol pour limiter les évacuations de matériaux et révéler un paysage plus naturel. Les mouvements de terrain permettent de structurer les espaces, de créer des situations de jeux et d’accompagner les usages tout en renforçant l’infiltration des eaux.
Cette approche donne naissance à un site plus organique, où la topographie devient support de projet. La végétation, exclusivement indigène, vient densifier ces formes et installer une ambiance progressive, du paysage ouvert vers des milieux plus boisés, favorables à la biodiversité.
Nous avons cherché à produire un paysage évolutif, capable de se transformer avec le temps et d’accueillir une diversité d’espèces, tout en offrant des espaces à explorer et à habiter.
Un point de repère pour se retrouver, et un lieu pour faire collectif.
Au centre du projet, le kiosque constitue un véritable point de repère. À la croisée des chemins, il offre un lieu de rencontre, d’attente et de repos, à l’abri du soleil comme des intempéries.
Il structure les usages tout en favorisant les interactions entre les différents publics. Plus qu’un simple abri, il incarne la dimension conviviale du projet : un espace où l’on se retrouve, où l’on observe, où l’on partage, au cœur d’un paysage en mouvement.